samedi 23 septembre 2017

La faucheuse, Tome 1 : Futur parfait de Neal Shusterman

Auteur : Neal Shusterman


Edition : Robert Laffont 
Collection R
Pages :  493 pages
Prix : 12,99€ (e-book), 18,90€ (broché)
Note : 4,75/5




Les commandements du Faucheur:
Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d'immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t'ont résisté.


J'avais acheté ce livre lors du salon du livre de Paris dès sa sortie il avait fait énormément parler de lui et en très bien. J'avais du mal à comprendre comment ce livre pouvait autant plaire et créer autant d'enthousiasme. Dès les premières pages j'ai compris. C'est rare de commencer un roman et avant même la fin du premier chapitre savoir que l'on va adorer. J'avais le sentiment que peu importe les rebondissements je n'allais pouvoir qu'adorer les choix inattendus qu'allait prendre l'auteur et j'avais raison. 
Neal Shusterman a créé quelque chose de magnifique. Il n'y a pas de mot pour que j'exprime à quel point cet univers m'a plu. C'est tellement abstrait et en même temps tellement réaliste. Le mot crédible revient à plusieurs moments dans différent avis et c'est le mot juste pour décrire cette histoire. C'est de la science-fiction, mais tout paraît terriblement crédible. Je n'ai pas arrêté de me dire qui sait ce qui pourrait arriver si ça se trouve dans un siècle on vivra dans un monde où des faucheurs seront présents. Ce roman fait énormément réfléchir. Il nous montre un monde qui paraît merveilleux sans problème, mais à plusieurs moments certains personnages ou événements nous ramène au monde d'aujourd'hui qui a des défauts, mais aussi beaucoup de qualités. 
On rencontre de nombreux personnages dans ce roman qui ont tous un rôle bien différent à jouer. 
Rowan et Citra sont des adolescents de mon âge et pourtant ils sont tellement différemment de moi, mais aussi de toutes les personnes que je connais. Grâce à eux on découvre la vie des faucheurs d'un œil neutre et ignorant. On ne peut que les apprécier pour leurs qualités, mais aussi pour leurs défauts. Quand j'y repense ils se dévoilent très peu. C'est rare qu'ils parlent de leurs sentiments. On les découvre surtout grâce à leurs actes et à leurs réactions. 
On découvre différente catégories de faucheurs. Des anciens comme dame Curie qui est une femme sage et intéressante, mais aussi des extrémistes comme maître Goddard. On se rend compte que même si les problèmes ne sont pas les mêmes dans cet univers se sont toujours les mêmes questions qui se posent. 



La faucheuse est un roman a ne pas rater. Je pense qu'il peut plaire à tout le monde grâce à cet univers crédible, fabuleux et innovant que vous ne pouvez qu'adorer. 

Forbidden de Tabitha Suzuma

Auteure : Tabitha Suzuma 
Twitter : ici


Edition : Milady
Collection : New adult

Pages : 380 pages 
Prix : 6,99€ (e-book), 16,90€ (broché)
Note : 5/5








« Je refuse de laisser le monde extérieur nous condamner et détruire le plus beau jour de ma vie. Celui où j’ai embrassé le garçon qui hantait mes rêves depuis toujours. Sommes-nous condamnés à nous dissimuler derrière des portes closes et des rideaux tirés ? »
Il ne reste plus grand-chose de la famille Whiteley. Le père a refait sa vie à l’autre bout du monde, la mère essaie d’en faire autant. Elle dépense plus d’argent chaque mois en alcool et en fringues qu’en pension alimentaire pour ses cinq enfants. Dans la débâcle, les deux aînés, Maya et Lochan, seize et dix-sept ans, décident de prendre les choses en main. En effet, si les services sociaux s’en mêlent, ils seront séparés, placés dans des foyers aux quatre coins du pays. Luttant ensemble pour maintenir leur famille unie, ils partagent les mêmes joies et les mêmes peines. Mais peuvent-ils vraiment s’avouer ce qu’ils ressentent l’un pour l’autre ?


Je viens de finir ce roman et je crois que la boîte de mouchoir va encore être nécessaire pour écrire cette chronique. Depuis le début du mois de juillet j’ai lu de très bon livre frôlé le coup de cœur une ou deux fois et Forbidden a fondu sur moi sans prévenir. Je me suis lancée dans ce roman sans rien en savoir ni le thème, ni le résumé ni même l’auteure. J’avais lu et entendu de très bon avis sur ce livre avant sa traduction donc je n’ai pas hésité lors de sa sortie en français. Maintenant je rêve juste de l’avoir en format papier pour mettre des post-it partout.
La plume de Tabitha Suzuma m’a tout simplement chamboulée dès le début j’ai tout de suite été transportée dans un tourbillon d’émotion. Elle a une écriture vraie sans faux semblant, sans déguisement elle écrit avec son âme. Elle pose ses sujets sans omettre les mauvais côtés et il y en a beaucoup, mais elle est réaliste. Elle nuance ses propos, car dans la vie rien n’est tout blanc ou tout noir.
En rencontrant cette famille on ne peut que l’apprécier. Ce sont des enfants normaux avec une vie de famille compliquée. C’est une situation tellement réaliste qui pourrait arriver à tout le monde. Je n’ai pu que prendre le parti de ces enfants, je n’ai pu que compatir avec eux. La plume de l’auteure m’a fait souffrir, m’a fait rire et m’a fait aussi pleurer en même temps qu’eux. Je n’ai pu m’empêcher de me mettre à la place de Maya et de Lochan d’imaginer leurs difficultés, leurs espoirs, leurs peurs et leurs doutes.
J’ai commencé à utiliser ma boîte de mouchoir avant le premier tiers du livre et je me suis dit que ça faisait longtemps. Que ça faisait longtemps qu’un auteur ne m’avait pas autant touchée. En refermant Forbidden je me suis rendu compte que jamais à mon souvenir un livre ne m’avait autant chamboulée.
Lochan est un jeune homme tellement agréable, tellement fort. Il est le plus âgé c’est donc lui qui assume les tâches les plus ardus et c’est lui qui supporte une grosse partie des responsabilités. A 17 ans il doit gérer une vie de lycéen, une famille et le dégoût de sa propre mère qui le voit comme une erreur. J’ai vu en lui un roc qui ne lâchera rien pour protéger ceux qu’ils aiment, pour rester avec ceux qu’il aime. Ensuite, il y a le Lochan lycéen tellement différent, tellement timide et vulnérable. Le véritable Lochan qui enlève son armure le temps de quelques heures pour redevenir un adolescent avec beaucoup trop de pression sur les épaules.
Maya la belle Maya d’un an la cadette de Lochan elle a une vie difficile, mais pas autant que celle de son aînée. Elle a quelque chose en plus de Lochan tout au long du roman je l’ai sentie, mais elle ne se dévoile pas entièrement avant le dernier chapitre. Elle a plus de compassion elle veut toujours aider et faire le bien autour d’elle. C'est une jeune fille qui est à l’écoute des reproches puis qui comprend ses erreurs et les corrige. Elle fait en sorte que la vie de chacun soit la meilleure possible même si elle n’est pas magnifique. Elle sait se contenter de ce qu’elle a, profiter de l’instant présent et c’est quelque chose que peu de personnes aujourd’hui font.


Un énorme coup de coeur qui sera certainement mon livre préféré de 2017. Ça faisait longtemps qu'on livre ne m'avait pas autant plu et chamboulée. 

mercredi 20 septembre 2017

The only ones de Carola Dibbell

Auteur : Carola Dibbell


Edition : Le nouvel attila
Pages :  400 pages
Prix : 23€ (broché)
Note : 2,5/5    




Une femme a réchappé à une vague de pandémies ayant ravagé la population mondiale. Elle se prostitue sur les docks du Queens, le port de New York déserté, vendant littéralement son corps - ses dents, ses ovules ou son sang - à ceux assez riches pour payer, qui espèrent ainsi se protéger des épidémies. Avec l'aide d'un fermier généticien, elle donne naissance à un clone, Ani. Terrifiée, n'ayant jamais vu d'enfant de sa vie, tout juste capable de s'occuper d'elle-même, elle va devoir protéger sa fille des dangers de ce monde.
Après une vie entière passée seule, sans famille, sur les quais froids et humides du Queens, Inez a beaucoup vécu... mais ignore beaucoup. Récit d'une éducation au monde et à soi-même, réflexion ironique sur les rapports de classes (l'Élue est une prostitué de couleur et analphabète du Queens), ce monologue drôle, brut, déchirant et vivant est aussi un grand roman d'anticipation sociale.


Je me penche depuis peu sur les romans d'anticipation sociale, on dira merci à la série The Handmaid's Tale adapté du livre La servante écarlate de Margaret Atwood. Depuis, je fouine un peu pour me faire une sélection de livre à lire avant la fin de l'année. J'ai donc été surprise dans le bon sens du terme en lisant ce résumé, car c'était exactement le style de lecture que je recherchais. L'histoire d’une jeune fille épargnée par des pandémies horribles et destructrices, qui se trouve réduite à une vie presque pire que la mort. Sa particularité génétique la fait être convoitée par une sorte de docteur Frankenstein qui parvient à la cloner. Cet événement, et l’enfant qui naît, lui redonnent une réelle raison de vivre et surtout de vivre le mieux possible dans ce monde détruit.
Je partais donc avec un bon sentiment en commençant The only ones sauf que j'ai vite changé d'avis. J'ai vraiment aimé l'idée de départ, c’est-à-dire un monde inlassablement en butte aux pandémies. Ce monde où personne n'est en sécurité à aucun moment à cause des maladies, mais aussi des rafles et de la milice. Les personnages, eux, m'ont moins plu.
J'ai mis énormément de temps à rentrer dans ma lecture. Arrivée au premier quart je commençais à moins peiner pour continuer. J'ai eu de gros problèmes de compréhension pendant la première moitié et le temps que je m'habitue au vocabulaire et à la tournure des phrases j'avais déjà lu presque 200 pages.  Je pense réellement que la plume de l'auteure m'a perturbée, mais aussi que l'histoire bien que très intéressante, n’est pas vraiment un univers fait pour moi. C'est un style d'écriture vraiment particulier et souvent, dans ces cas-là, soit ça passe soit ça casse. 
Ce qui m'a le plus dérangée, c'est les moments où je ne savais pas qui parlait. Dans les dialogues avec 3 ou 4 personnes par exemple, j'étais souvent complètement perdue et obligée de les relire en entier pour essayer de savoir qui parlait. Il y a aussi le vocabulaire et les tournures de phrases utilisées lorsque Moira, la protagoniste, parle. C'est un vocabulaire très simple, ce qui ne m'a pas gênée, engagé dans des phrases très simplistes. Je me doute que c'était fait exprès, car Moira n'a pas été longtemps à l'école mais ça m'a bloquée.

C'était donc une lecture en demi-teinte pour moi. Je n'ai pas aimé le style de l'auteur et cela m'a énormément gênée, mais quelqu'un qui aime et qui rentre très rapidement dans l'histoire peut réellement passer un très bon moment de lecture. 

samedi 16 septembre 2017

Iliot : le pays des Ténèbres, tome 1 de Baptiste Piriou

Auteur : Baptiste Piriou 


Edition : Boz Dodor
Pages : 288 pages
Prix : 3,99€ (e-book), 16€ (broché)
Note : 3,5/5




En 1434, vivait un magicien nommé Luoj. Celui-ci, fatigué par la cruauté des hommes envers les siens, décida de concevoir un monde où les magiciens pourraient vivre en paix. De nos jours, Iliot, jeune parisien de 15 ans dont la vie est des plus banales, découvre un étrange livre à la bibliothèque. Son titre : "Le pays des ténèbres". Sur la première page, une incantation... Pensant avoir à faire à un livre de magie, il tourne la page pour s'apercevoir... qu'il n'y a rien. Les pages sont blanches ! Mais Iliot est loin de se douter que de ce livre dépendra son futur.


J'ai fait un peu traîner ce service presse dans ma PAL et je me demande bien pourquoi. Le résumé me plaisait vraiment et le protagoniste à presque le même âge que moi donc ma lecture s'annonçait plutôt bonne. 
Commençons par le petit point négatif que je préférerais ne pas écrire. J'ai eu du mal avec la plume de Baptiste Piriou que j'ai trouvé un petit peu trop simpliste à mon goût. En discutant de ce point avec l'auteur je me suis rendu compte que c'était un roman jeunesse ce qui expliquait tout. Ce qui me rend impatiente de lire la suite c'est que plus j'avançais dans ma lecture plus j'avais l'impression que le texte était travaillé et profond. Ça me donne pleins d'espoir pour cette suite au niveau du style de l'auteur, mais aussi par rapport à l'action. 
L'action commence très rapidement dans l'histoire. Les événements mystérieux sont présents dès les premiers chapitres et on plonge très rapidement dans l'univers fantasy. A mon plus grand bonheur il n'y a pas trop de descriptions, mais juste ce qu'il faut pour s’imprégner des cultures et des différences de ce monde. 
Iliot m'a tout de suite conquise. C'est un personnage attachant qui sait ce qu'il veut et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Il lui arrive d'avoir peur et d'avoir des doutes, mais son optimiste et sa détermination prennent toujours le dessus. Iliot découvre un nouveau monde mais il prend rapidement ses repères. Il veut vraiment aider le plus grand monde même si pour cela il doit se mettre en danger. 
La fin de ce roman est pleine de mystère et j'ai tellement hâte de lire la suite pour en apprendre plus sur le pays des Ténèbres mais aussi sur Iliot. 

Un premier tome qui promet une suite très intéressante. Un univers très bien construit et pleins de ressources qui laissent mille possibilités pour la suite. 

mercredi 13 septembre 2017

Un amour d'espion de Clément Bénech

Auteur : Clément Bénech


Edition : Flammarion
Pages :  270pages
Prix : 19€ (broché)
Note : 3,25/5   




« Au fond, j’ai l’impression que nous ne sommes plus que des Marco Polo parodiques », autant dire de simples touristes. Voilà l’amer constat que le narrateur, étudiant en géographie, partage avec son amie Augusta au détour d’une conversation Facebook. Il n’en faut pas plus à la jeune femme, fraîchement débarquée aux États-Unis, pour lui proposer le plus fou des séjours, un « voyage à dessein » exalté et périlleux. Direction : New York, où Augusta l’attend pour percer à jour l’identité de son petit-ami, rencontré sur une application pour Smartphone. Pourquoi ce critique d’art venu de Roumanie se fait-il inlassablement accuser de meurtre par un internaute sous pseudonyme ? C’est ici que commence la filature du narrateur-détective, qui n’est peut-être pas le seul à suivre la piste de l’inquiétant et mystérieux Dragan.
À la faveur des péripéties new-yorkaises de cet « amour d’espion », Clément Bénech pose un regard plein d’esprit et de malice sur les rencontres sentimentales et notre époque d’espionnage amoureux. Si le virtuel s’invite dans le réel, qui espionne qui ?



En lisant le résumé j'étais vraiment très intriguée. J'avais très envie de lire ce roman pour voir comment l'auteur allait tourner cette histoire. Une jeune femme prénommée Augusta va formuler une requête un peu spéciale au narrateur du roman :  elle veut que son ami enquête sur son ex petit-copain Dragan un homme mystérieux qu'elle soupçonne de meurtre.  
Dès le début j'ai aimé Un amour d'espion. Clément Bénech a une plume vraiment très fluide. Ce roman se compose de phrases très courtes et compréhensibles. Mais de temps en temps il y avait des mots un peu compliqués qui n'avaient pas forcément la place dans ce roman, je trouve. 
Un amour d'espion est un roman très léger ce qui est parfait pour cette fin d'été et la rentrée qui arrive à grands pas. Il y a des touches d'humour dispersées dans tout le roman qui permettent de donner une autre dimension à cette enquête un peu insolite. 
Dans ce livre, des images parsèment le texte ce qui m'a permis de mieux visualiser certains objets, lieux ou personnages. C'est un texte qui aborde internet et ses nombreuses qualités. C'est un point que j'ai bien aimé, car on voit que les réseaux sociaux et internet en général permettent de faire presque tout. On trouve des amis, l'amour, des personnes qu'on a perdu de vue et on peut même mener une enquête sur l'ex d'une amie ! 
Passons aux personnages : il y a le narrateur qui n'a pas de prénom, ce qui n'a pas du tout dérangé ma lecture alors que j'ai rarement rencontré ce cas de figure dans un livre. C'est un personnage plutôt curieux, pas peureux du tout et qui est prêt à faire beaucoup de choses pour s'amuser un peu. Même s'il hésite au début, on se rend rapidement compte qu'il aime ce petit jeu d'enquêteur qui lui fait découvrir de nouveaux lieux et vivre des aventures palpitantes.  Ensuite il y a Augusta qu'au final on ne connaît que très peu. C'est une jeune femme plutôt normale, mais très mystérieuse. Elle est joyeuse presque farceuse parfois.  Elle est très libre dans sa tête et vie avec son temps.
Finalement, il y a trois points de vue différents dans ce livre, ce qui m'a énormément plu. J'aime énormément quand il y a plusieurs points de vue, car cela permet d'apprendre à connaître les personnages différemment en fonction du narrateur. J'ai aussi l'impression que cela rythme plus le texte. J'ai souvent plus envie de lire le chapitre d'après si je vois que le point de vue change. C'est vraiment un roman que j’ai aimé lire, que je relirai avec autant de plaisir : je ne peux que recommander cette histoire fraîche, remplie d’humour et de petits messages, bien troussée par l’auteur qui m’a aussi donné le plaisir de voyager avec le narrateur jusqu’à New York.


Un roman à découvrir du bon temps assuré avec cette histoire légère et un peu décalée qui va mettre du soleil dans vos soirées pour la fin de l'été. 

samedi 9 septembre 2017

A la croisée des mondes, tome 1 : Les royaumes du nord de Philip Pullman

Auteur : Philip Pullman


Edition : Folio junior 
Pages : 512 pages
Prix : 8,90€ (broché)
Note : 4/5




Il est au départ déstabilisant, le monde dans lequel nous invite Philip Pullman. Il ressemble étrangement au nôtre, et s'en sépare tout à la fois, étrangement, par des détails qui apparaissent au fil du récit. On voyage en zeppelin, on rencontre des sorcières, des ours en armure... Chaque personnage est accompagné d'un "daemon", sorte d'animal familier mais qui est bien plus que cela : le daemon fait partie de son compagnon humain, il est le reflet de son âme. L'un ne peut survivre à l'autre. Celui de Lyra, la jeune héroïne, s'appelle Pantalaimon. Il la suivra dans toutes ses aventures jusque dans les Royaumes du Nord, en quête de la vérité sur la mystérieuse "Poussière". 


J'ai vu l'adaptation cinématographique récemment et je me suis dit qu'il serait temps pour moi d'enfin lire ce roman presque culte dans les romans de fantasy jeunesse. En commençant ce roman j'ai d'abord été surprise par le nombre de pages qui est plutôt impressionnant pour un livre recommandé dès 11 ans. 
Je me suis rapidement rendu compte que l'épaisseur de ce livre n'allait pas être un soucis, car dès les premières pages j'ai adoré cet univers. 
Le décor est posé dans un univers très proche du nôtre ce qui m'a permise de rentrer très vite dans l'histoire, car j'avais juste à comprendre les quelques différences notables. Les daemons m'ont tout de suite touchée. J'ai hâte de lire la suite pour en apprendre encore plus sur ça et sur le mystère sur la Poussière lié à ces créatures particulières. On découvre ensuite qu'il n'y a pas seulement des daemons, mais aussi des ours en armure qui malgré leurs caractères difficiles à cerner sont des êtres attachants. J'ai aussi apprécié voir des sorcières dans ce roman qui n'ont pas tous les stéréotypes de la sorcière typique. Elles ont un rôle assez important mais on les vois peu et j'aimerais en apprendre plus sur leurs manières de fonctionner dans les prochains tomes. 
Les personnages permettent d'apprécier encore plus cette histoire. Lyra est une petite fille très attachante avec une grande force de caractère. Malgré une vie "privilégiée" elle suit tout le temps ce que lui dicte instinct qui a souvent raison. Lyra vit sa vie comme elle l'entend sans s'occuper des reproches qu'on peut parfois lui faire. 
Les autres personnages apportent aussi beaucoup, mais la plupart sont de passages et on ne les voit que pendant une partie de l'histoire. Grâce à chaque personnage secondaire on voit une partie différente de Lyra. Son altruisme, son entêtement, sa grande logique malgré son âge, sa force de persuasion ou son amour. 
L'auteur nous plonge dans une intrigue très intéressante. L'action arrive très rapidement. De nouveaux personnages rentrent en scène très souvent ce qui m'a permis de ne pas m'ennuyer durant une seule page. Il y a des bouleversements tout au long du roman que je n'avais pas du tout vu venir. 


Un livre touchant et remplit d'action à lire dès le plus jeune âge. 

vendredi 8 septembre 2017

Ascendant de Birdy Li

Auteure : Birdy Li


Edition : Kaya éditions 
Pages : 315 pages
Prix : 2,99€ (e-book)
Note : 4/5




L’amour est comme une de course de voitures : le démarrage peut être compliqué et on n’est jamais à l’abri d’une sortie de route aux lourdes conséquences…
Tout. Calli donnerait tout pour oublier Kevin, son ex, macho et autoritaire. Hantée par le souvenir de leur relation toxique, elle se sent prisonnière de ses propres sentiments. Une seule chose lui permet de se libérer l’esprit : s’adonner à sa passion, les courses de vitesse illégales – les « Runs ». Au volant de son bolide, quand la nuit tombe sur la ville, Calli peut enfin souffler.
Jusqu’à ce que Simon débarque dans sa vie. Ténébreux, mystérieux, il se met à suivre Calli comme son ombre, des bancs de la fac jusque sur les circuits des « Runs » - auxquels il participe sur sa moto : Simon est partout. Très méfiante, Calli s’efforce de le tenir à distance ; traumatisée par sa relation avec Kevin, hors de question pour elle de laisser qui ce que soit s’approcher de trop près. Mais difficile de résister à la curiosité que Simon suscite en elle, et Calli sent bientôt ses défenses s’affaiblir…



J'ai reçu ce roman grâce aux éditions Kaya et j'en suis très heureuse. En lisant le résumé j'ai su que ça ne pouvait que me plaire. C'est une romance qui au départ me paraissait un peu banale et déjà vu. Une rupture difficile puis l'amour qui revient grâce à un beau garçon. Sauf que cette romance ce n'est pas que ça et j'ai passé un très bon moment de lecture. L'histoire se déroule dans l'univers des Runs et déjà ça rajoute un vrai plus au roman. Durant les courses où même les fêtes on ressent l'ambiance. L'adrénaline, la joie et l'euphorie qui entoure les runners, mais aussi ceux qui sont juste amoureux des courses de voiture. 
La plume de Birdy Li a rendu cette lecture très addictive. Dès j'arrêtais de lire je n'avais qu'une envie c'était de recommencer. C'est une écriture légère et belle. Il n'y a pas de phrase compliquées, mais des mots justes et beaux. C'est un ensemble de passages mignons, pleins d’adrénaline et parfois de révélations.
Je me suis attachée à tous les personnages et c'est quelque chose d'assez rares. Souvent il y en a toujours un qui ne me plaît pas du tout. Je ne parle de pas Kévin, car lui on peut difficilement l'aimer. C'est un homme égoïste et énervant. C'est simple il n'y a aucune scène où je pourrais dire qu'il est gentil et sincère. 
Ensuite, il y a toute la petite bande qui entoure les protagonistes. Ce sont des personnes qui se connaissent plus ou moins bien. Ils ont tous quelque chose de spécial qui les distingue vraiment. Ils ne se ressemblent pas, mais ensemble ils se complètent et s'aide les uns entre les autres. J'ai adoré la façon dont le rapprochement entre Simon et Calli c'est déroulé. C'est très lent pour une fois il n'y a rien de précipiter et j'ai encore plus apprécié ce roman grâce à ça. Simon est un homme craquant. Dans sa façon de faire il n'y a aucune brusquerie il prend son temps pour faire les choses correctement et ça peu importe la situation. Calli est une fille plutôt renfermé qui se dévoile très peu en général. Tout au long du livre on se demande ce qui s'est passé durant sa relation avec Kévin et on apprend le fin mot de l'histoire seulement à la fin. 


Des personnages attachants et une romance qui se met en place lentement j'ai hâte de lire la suite.